Appels de textes

Appel de textes du quatrième numéro de la revue Milieu(x)

Dossier : Vies, génétiques, genèses

Date de tombée : 1er mars 2017

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Dans son déploiement le plus simple, la vie se résume en trois temps : naître, croître et
finalement, mourir. Vision réductrice d’une expérience cent mille fois plus complexe
diront certains, cette chaîne causale récapitule néanmoins un processus à travers lequel
nous vivons tous et toutes. Ce processus est, en quelque sorte, le fleuve qui nous porte à
travers les milieux de vie, à travers l’enchevêtrement du temps et de l’espace sur lequel
nous voyageons, et que nous ne pouvons remonter : le courant est trop fort. Or, cette vie,
ce courant, nous cherchons aujourd’hui de plus en plus à la canaliser et à la maîtriser : la
maîtrise de soi du 21e siècle sera la maîtrise de sa propre biologie peut-être. Mais ce
discours de maîtrise technoscientifique n’est pas le seul ; il est confronté à d’autres
regards sur la vie qui comportent leurs propres explications et leurs propres poétiques. À
l’heure où se confrontent les discours de la science, de la foi et du merveilleux, réfléchir
à la genèse de nos propres conditions matérielles et spirituelles d’existence ouvre un
espace de liberté ou crée de légitimes inquiétudes. Quelle est cette vie qui nous anime ?
Pourquoi se révèle-t-elle en transportant, en elle-même, sa propre finitude ?

Pour sa prochaine édition de la revue Milieu(x), notre équipe éditoriale vous convie à
porter un regard sur les enjeux philosophiques, éthiques et scientifiques de la réalité du
vivant et des vivants eux-mêmes. Les questions entourant la problématique de la vie et
de la multiplicité de ses interprétations seront ainsi à l’honneur dans notre dossier
spécial. Nous invitons les auteurs intéressés à partager leurs réflexions, leurs
observations et leurs études sur la vie et ses caractéristiques avec notre lectorat. À la
croisée entre la réflexion philosophique, la création littéraire, les sciences sociales et les
sciences naturelles, la Revue Milieu(x) a pour objectif de publier des textes novateurs,
tant sur le plan du contenu que de la forme.

Les propositions de texte doivent être envoyées, par courriel, à revuemilieux@gmail.com, à l’attention de M. Raphaël Zummo. Nous considérerons en priorité les textes répondant à l’appel thématique « Vies, génétiques, genèses » de 3000 à 7000 mots.

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Dossier : L’âge du pétrole

Date de tombée : 1er septembre 2015

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Le XXIe siècle s’ouvre pour le Québec dans la perspective de faire jaillir de ses entrailles rien de moins que l’or noir convoité par tous. Projet nécessaire pour plusieurs, mais qui pour d’autres appartient résolument à une ère dépassée, l’exploitation des ressources pétrolières et des hydrocarbures fascine, enivre, mais épouvante également et suscite des inquiétudes. De ce produit miracle, on clame haut et fort les vertus aphrodisiaques pour les acteurs de la bourse, mais on en dénonce tout autant les effets néfastes sur l’environnement et les milieux humains. Le pétrole est source de développement, de vitalité et il est partout autour de nous : dans la mobilité du monde, dans la chaleur des foyers, dans la géopolitique et dans la démocratie municipale. À l’heure où il est dit que nous vivons dans le contexte d’une « économie brune », qui est à nettoyer pour en faire du vert, le pétrole est plus qu’un objet à analyser d’en haut, il est constitutif de l’éprouvette autant que du microscope: il a permis la construction du laboratoire.

C’est sur le thème de « l’âge du pétrole » que le comité de rédaction de la revue Milieu(x) vous invite à réfléchir pour la composition de son troisième numéro à paraître au début de l’année 2016. Le comité retiendra les textes de qualité, comportant entre 3000 et 7000 mots, qui traitent du sujet dans une perspective originale et pertinente. La revue Milieu(x) est une publication interdisciplinaire qui s’engage à publier des textes de philosophie, mais aussi d’autres disciplines rattachées aux sciences sociales. Les articles de vulgarisation scientifique sont les bienvenus et nous acceptons également les contributions libres: recensions, entretiens, essais en tout genre.

Les auteurs intéressés sont priés de faire parvenir un résumé de leur texte (maximum de 500 mots) à l’adresse suivante : revuemilieux@gmail.com

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Dossier : Les milieux en construction

Date de tombée : 15 février 2014

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Pour son deuxième numéro, le comité de rédaction de Milieu(x) lance l’invitation à cartographier et à penser le monde qui vient en investissant cette expression aussi vague qu’un terrain en friche : les milieux en construction. Si l’on ne sait guère à quoi cette locution peut bien référer au premier abord, il suffit pourtant d’ouvrir le journal du jour pour la voir partout à l’œuvre. Au moment où l’on écrit ces lignes, les détails de la vente gouvernementale à rabais du sous-sol de l’île d’Anticosti viennent enfin d’être révélés, la Commission Charbonneau s’active à croquer de l’escroc à cravate dans les milieux de la construction, on bâtit ici un amphithéâtre, là un barrage hydroélectrique. Ici comme ailleurs, on construit des nations, des territoires ou alors des édifices pharaoniques. Certains bricolent les gènes, d’autres reconstruisent les genres ou édifient des mondes virtuels. Si l’on ne s’en tient qu’à des manifestations extérieures, le monde, tant bien que mal, se développe : la banlieue s’étale toujours davantage jusqu’à n’être plus en périphérie d’aucun centre, le Nord québécois s’« ouvre » tandis que les pays du Sud n’en finissent plus d’« émerger »…

Quant à nous, essayons de prendre un pas de distance vis-à-vis de l’actualité la plus brûlante et, réflexe scolaire oblige, ouvrons le Dictionnaire historique de la langue française. Le verbe construire, est-il écrit en toutes lettres, est emprunté au latin construere et renvoie à l’activité consistant à « entasser par couches » : c’est cet apport successif et cette multitude d’interventions diverses qui contribuent à faire d’un milieu ce qu’il est et ce qu’il est toujours en train de devenir. Construire signifie donc ériger, morceau par morceau, les nouvelles réalités matérielles et idéelles. Penser les milieux en construction, c’est questionner le foisonnement et la nature de ces actions humaines dont les résultats apparaissent sous nos yeux.

Enquêtes de terrain, analyses prospectives, études de cas et autres interventions réflexives, artistiques et scientifiques sont les bienvenues. Sonder la matière autant que la forme des milieux qui viennent, analyser les pratiques actuelles de l’architecture, de l’ingénierie, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire, ou encore penser les dimensions philosophiques, économiques, politiques – bref, selon toutes les « logies » accréditées – la dimension habitée de l’être humain des années passées et l’empreinte qu’elle laissera sur ce XXIe siècle encore balbutiant.

Vous êtes priés de faire parvenir, avant le 15 février 2014 votre texte dans son intégralité (3000 à 7000 mots) accompagné d’un titre et d’un court résumé de 5 à 10 lignes, en caractères Times New Roman 12, une copie avec votre nom, votre institution d’affiliation (s’il y a lieu) et une autre copie anonyme qui sera destinée au comité scientifique. Des comptes-rendus ou recensions de plus d’un ouvrage sont également acceptés (maximum 2500 mots). Les textes devront être envoyés à l’adresse suivante : textesmilieux@gmail.com.

Pour plus d’information, vous pouvez nous contacter à revuemilieux@gmail.com.

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Numéro fondateur : Le sens du milieu / Les milieux urbains

Date de tombée : 1er novembre 2012

La langue courante fait abondamment usage du terme « milieu ». On parle de milieu de vie, de la santé, de la finance, de milieu familial, communautaire, social, professionnel, de milieu rural et urbain, naturel ou écologique, etc. Le terme recèle-t-il un sens relativement stable parmi une telle multiplicité d’usages ? C’est pour maintenir cette problématique ouverte que le périodique est baptisé, à la fois singulier et pluriel, Milieu(x). L’éclatement interne de la référence commune appelle la forme de la revue, tissée de contributions venant de champs et de styles divers : réflexion fondamentale, enquête de terrain, essai sur sa propre pratique, poésie, bande dessinée, œuvre picturale, etc. Si la souplesse et la créativité sont encouragées sur le plan du style, la clarté des contributions écrites est aussi de mise, les textes s’adressant à un public diversifié, non-spécialiste. La revue sera rendue disponible en ligne pour faciliter l’audience de ses voix, mais c’est dans sa version physique que le lecteur pourra le mieux palper la texture de ses idées.

La revue vise par son numéro fondateur à poser directement la question du sens du milieu. Si, minimalement, l’idée de milieu dénote un faisceau de relations entre éléments d’un topos spécifique, ce n’est qu’un concert de réflexions et d’expressions qui peut donner à cette idée toute son extension en faisant saillir aussi ses tensions internes. Comment le milieu se donne-t-il, comment se construit-il, comment se transmet-il, que rend-t-il possible, que révèle-t-il et que cache-t-il de l’expérience humaine, à quoi s’oppose-t-il ? À cela s’ajoute le dossier thématique du premier numéro, qui se penchera sur les milieux urbains. Qu’y a-t-il de spécifique à ces milieux, comment penser leur intrication avec le milieu naturel, comment comprendre les transformations des rapports humains qui s’y opèrent ? C’est à un tel ordre de questions que nous vous convions.

Vous êtes priés de faire parvenir, avant le 1er novembre 2012, votre texte dans son intégralité (3000 à 7000 mots) accompagné d’un titre et d’un court résumé de 5 à 10 lignes, en caractères Times New Roman 12, une copie avec vos nom et institution d’affiliation (s’il y a lieu) et une autre copie anonyme qui sera destinée au comité scientifique. De courts comptes rendus ou recensions d’ouvrages pertinents sont également acceptés (maximum 2000 mots). Les textes devront être envoyés à l’adresse suivante : textesmilieux@gmail.com

La parution de la revue aura lieu au printemps 2013, et notez que le lancement, à Québec et à Montréal, sera un événement ! Car la revue se veut un vecteur de rencontre non seulement d’idées, mais aussi de personnes, de cercles : de milieux.

Pour plus d’information, vous pouvez nous contacter à revuemilieux@gmail.com