Fannie Bélanger-Lemay

Née, les yeux grand ouverts, dans une chambre d’hôpital avec vue sur le coin des rues Bélanger et Lemay, mon coin de pays s’offrait tout à moi. Je l’ai pris du regard, des mains et de la bouche, je l’ai exploré à pied, à vélo, en train, en avion et parfois même en voiture. Après avoir visité chacune des régions du pays, excepté la Beauce pour cause d’incompatibilité politique aiguë, j’ai traversé une grande flaque d’eau et me suis retrouvée dans une ville dite lumière, en fait beaucoup plus sombre que nos flambants hivers. Revenue en terre natale, c’est à Québec que je m’installe.

Curieuse de nature, et de tout, les contradiction ne m’effraient pas : j’y cherche les liens, les relations et les points de passage. Droit, informatique, philosophie, autant d’approches de la logique de l’esprit humain que j’aurai tâtées. Mes travaux de maîtrise en philosophie portent sur ce qui nous permet de parcourir notre ville, notre pays, notre monde : je m’interroge sur les conditions de justice des transports.

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